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Adie : “Les gens que l’on aide sont souvent en difficulté mais réussissent aussi bien que les autres”

, par Julie Tadduni

À l’occasion de son assemblée générale, l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique) s’est félicitée d’une progression supérieure à 10 % en 2015, grâce à 18 000 microcrédits accordés. Le point avec Catherine Barbaroux, présidente de l’association.

 

Quels enseignements tirez-vous de cette croissance ?

C’est d’abord le résultat d’une volonté de notre part. Nous essayons d’accroître notre présence dans les zones rurales et les quartiers difficiles. Cette volonté rencontre une situation de chômage de masse notamment chez les jeunes et les plus de 45 ans. Nous nous battons pour défendre l’emploi et le retour  à l’emploi. Et l’entrepreneuriat se développe de manière conséquente dans notre pays, comme une des solutions à cette situation économique. Cela fait plus de trois ans que notre croissance est en moyenne d’environ 15 %. En mars 2016, notre record historique a même été battu. Nous avons de nombreuses demandes de financement car les banques sont toujours frileuses. 
En 2015, nous avons également constaté que les demandes concernaient moins les commerces et davantage les entreprises de services.

 

Quels sont vos objectifs pour 2016 ?

Entre 12 % et 15 % de croissance. Cela repose sur notre capacité à ouvrir d’autres antennes. Nous avons d’ailleurs à ce sujet proposé un projet au gouvernement de création de huit antennes en banlieue (Toulouse, Marseille, région parisienne, région Rhône-Alpes). Pour cela nous avons besoin de perspectives de budget en développement. Nous serions heureux de pouvoir atteindre les 24 000 microcrédits par an à fin 2017. Nous allons également lancer une forte campagne de recrutement de bénévoles en septembre. Il faut que les gens soient accompagnés pas à pas, c’est pourquoi nous avons besoin de 500 bénévoles supplémentaires sur deux ans.

 

Comment se passe l’après pour les bénéficiaires ?

Les personnes que nous aidons sont bien souvent en grande difficulté mais ils réussissent aussi bien que les autres. Nous sommes à moins de 7 % d’impayés et à 3 % de perte finale. Nous sommes donc confiants dans le modèle d’accompagnement que nous proposons et qui repose sur la proximité, la durée et la confiance.

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Julie Tadduni
Journaliste Web et community manager pour Le Nouvel Entrepreneur


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