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Brandstorm : quand L’Oréal se veut un incubateur

, par Julie Tadduni

C’est ce jeudi 15 juin qu’aura lieu, à Paris, la finale internationale 2017 du Brandstorm, un innovation game organisé par L’Oréal, où des équipes d’étudiants du monde entier sont en compétition pour créer des concepts innovants. Cette année, le concours évolue vers un modèle d’incubateur de projets portés par les étudiants. Questions à Carole Pasco-Domergue, directrice de la marque employeur du Groupe L’Oréal.

 

Qu’est-ce qui rend cette 25e édition du Brandstorm particulière ?

Elle est encore plus dans l’air du temps, pour coller encore mieux aux attentes des étudiants. Elle est plus ouverte, plus digitalisée, et davantage tournée vers l’entrepreneuriat. Ils sont ainsi mis dans la peau de vrais porteurs de projet. Les critères d’évaluation s’attachent moins à la présentation.
Cette particularité va donc se matérialiser au niveau de la finale. Nous allons les mettre en situation de pitcher leur projet devant des experts, mais façon tech. Ainsi, ils auront un stand, où il pourront présenter leurs idées et ce sont aux experts de leur rendre visite, un peu comme s’ils souhaitaient davantage convaincre des business angels que de passer un concours. Aujourd’hui, les étudiants attendent d’être plongés dans des situations réelles, d’éprouver cette sensation. C’est en cela que cette édition est inédite, car Brandstorm s’est transformé en incubateur. Pour ce faire, nous leur avons donné accès au e-learning dont bénéficient les salariés de L’Oréal ainsi qu’à du coaching. Ce ne sont pas des choses qu’ils apprennent dans les écoles. Notre but est de savoir comment les accompagner et comment les faire grandir.

 

Les étudiants ont-ils répondus présents ?

Cette année marque un vrai regain d’attractivité avec plus de 25 000 inscriptions, ce qui me fait dire que nous répondons mieux à leurs attentes. Nous avons attiré des personnes qui n’étaient pas forcément intéressées auparavant, qui pensaient que L’Oréal allait forcément leur demander de créer un produit.

Qui sont ceux que vous avez pu attirer ?

L’Oréal est une entreprise attractive, ainsi que ses métiers. La population business se projette bien au sein du groupe. Les étudiants ingénieurs ou dans la finance par exemple, se représentent moins directement ce que c’est de travailler chez nous. Beaucoup de gens ne s’imaginent pas que nous puissions faire autre chose que se vernir les ongles à longueur de journée.

 

Quel était l’objectif pour les participants ?

Le brief qui leur a été fait était de changer la vie des hommes. Nous ne parlons pas forcément de nouveaux produits ou de communication, je m’attends, en tant que jurée, à voir autre chose. Il faut partir du consommateur et de ce que l’on aimerait changer pour avoir un impact positif sur lui.

 

Qu’aimeriez-vous que l’on vous présente par exemple ?

Quelque chose d’aussi innovant que My UV Patch, le capteur d’UV électronique de La Roche-Posay, qui permet de savoir à quel moment il faut remettre de la crème solaire. Cela change la vie des gens et que l’on applique ou non une crème solaire L’Oréal n’est pas le point ! L’équipe qui me présentera une idée comme celle-ci aura mon vote !

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Julie Tadduni
Journaliste Web et community manager pour Le Nouvel Entrepreneur


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