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Les patrons de PME et ETI françaises vendent-ils trop tôt ?

, par Fabien Soyez

L’Institut Messine vient de publier un rapport intitulé “Les patrons de PME et ETI françaises vendent-ils trop tôt et pourquoi ?”. Cette étude analyse les freins qui empêchent les dirigeants de PME et ETI de développer leur entreprise… et qui peuvent même les pousser à vendre.

 

Qu’est-ce qui freine les dirigeants de PME et ETI, les empêchant de développer leurs entreprises, jusqu’à les pousser, dans certains cas, à vendre ? L’Institut Messine, le think tank de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes (CNCC), publie un rapport sur le sujet, alors que la France connaît actuellement un déficit en ETI, par rapport à ses voisins italiens, allemands et anglais.

Intitulée “Les patrons de PME et ETI françaises vendent-ils trop tôt et pourquoi ?”, cette étude identifie trois freins majeurs : la fiscalité, la « peur de l’international » et les « relations tendues » avec les grands groupes.

 

ETI / PME et grandes entreprises, partenaires plutôt qu’ennemies

« La fiscalité en France, que ce soit la fiscalité sur les entreprises comme celle sur le patrimoine, est encore vue comme un frein important au développement d’un tissu économique solide et dense de grandes PME et d’ETI. À cet égard, et même si les réformes récemment mises en place semblent aller dans le bon sens, il est essentiel que ces mesures s’inscrivent dans la durée », écrit l’Institut Messine.

Concernant « la peur et le manque d’ambition à l’international », le think tank note que ce phénomène est « lié à la personnalité du dirigeant et à l’histoire de l’organisation du territoire français ».

Enfin, selon l’enquête de l’institut Messine, qui a interrogé une cinquantaine de dirigeants (ou ex-dirigeants),  « les difficultés de collaboration entre les PME-ETI et les grands groupes sont un sujet récurrent », les entreprises d’une même filière se considérant notamment bien souvent « comme des ennemis » plutôt que comme des partenaires. « Ces relations complexes sont symptomatiques du fonctionnement des affaires en France. Le développement d’un tissu économique où PME-ETI et grands groupes se considéreraient comme des partenaires, comme c’est le cas en Allemagne, permettrait aux plus petites entreprises sous-traitantes d’exporter plus facilement et de gagner des parts de marché à l’étranger », note le think tank.

 

Encourager les spin off

Selon l’Institut Messine, pour favoriser l’essor des ETI, très importantes pour le tissu économique français, l’idée pourrait être d’encourager, dans certains cas, la cession d’activités « moins stratégiques » de grands groupes, auprès de cadres ou salariés – des spin-offs. « Plutôt que de toujours vouloir grandir à tout prix, les grandes entreprises pourraient plus régulièrement balancer leur portefeuille d’activités, en cédant de façon plus proactive certaines filiales ou certains actifs, et même être encouragées à privilégier une cession auprès des cadres/salariés, créant par là-même de nouvelles ETI disposant de beaucoup d’atouts pour devenir des champions internationaux », peut-on ainsi lire dans le rapport.

 
 

Fabien Soyez

Fabien Soyez
Journaliste Web et Community Manager


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