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Medef : la Colombie à la recherche d’investisseurs français

, par Chloé Goudenhooft

Ce mardi 27 janvier, le président colombien Juan Manuel Santos était invité par le Medef pour rencontrer dirigeants et investisseurs de France. Son objectif : poursuivre le développement économique du pays grâce, notamment, à la présence d’entreprises françaises.

Réélu en juin dernier à la tête de la Colombie pour 4 ans, le président Juan Manuel Santos est revenu au Medef* pour attirer les dirigeants et investisseurs français. Outre le dynamisme économique du pays (4,7 % de croissance en 2014), le président a mis en avant les efforts effectués pour perfectionner les infrastructures (27 milliards de dollars américains investis) et son action pour améliorer les conditions de vie de ses concitoyens. “La pauvreté a été réduite de 10 %, mais il reste encore beaucoup de choses à améliorer”, a-t-il estimé.

Farcs : une paix imminente ?
Tous les secteurs sont concernées par les investissements étrangers : agriculture, services, industries, pharmaceutique… Quant à la situation économique actuelle, le président colombien reconnaît le manque à gagner pour le pays dû à la baisse du prix du pétrole. Le secteur minier-énergétique représente en effet 25 % du PIB total et le pétrole en particulier correspond au premier champ d’investissement étranger (30 % des IDE**). “La moitié de ces pertes devraient être absorbées par la réforme territoriale qui est en cours, l’autre devant l’être grâce à la réforme fiscale***.”
Juan Manuel Santos a enfin affirmé être entré en négociations avec les Farcs et avoir avancé “comme jamais” pour essayer de mettre fin au conflit vieux de plus de 50 ans. “Nous pourrions gagner deux points de croissance s’il y avait la paix en Colombie. Plus de la moitié du territoire reste à développer. C’est énorme.”

* Il avait déjà été invité par le Mouvement à la suite de sa première éléction en janvier 2011.
** Investissements directs à l’étranger.
*** Selon le site www.diplomatie.gouv.fr, cette réforme fiscale adoptée en 2012 “permet à la fois une simplification du régime existant mais également une réduction significative du coût du travail pour les salaires inférieurs à 2 500 euros environ, grâce à une exonération de charges (9 % du salaire).” Un plan d’appui à la productivité et à l’emploi (PIPE) avait aussi été lancé pour redynamiser l’économie en 2013. Il prévoyait une série de mesures destinées à produire un choc de compétitivité pour un montant de 2,5 millions de dollars américains.

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Chloé Goudenhooft
Journaliste pour Le Nouvel Entrepreneur


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