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Plan pour l’emploi : la France doit se remettre au travail, Manuel Valls doit écouter les entrepreneurs !

, par La Rédaction

Moi entrepreneur, j’ai décidé de ne plus me taire : ouvrons les yeux. Par Christian Person, entrepreneur, fondateur d’Umalis et président du Club des entrepreneurs de croissance.

Le contrat de travail est un totem, une vache sacrée pour les syndicats français. Comment peut-on envisager sérieusement de réussir des négociations, si, dès le départ, on affirme comme c’est leur cas, ne pas vouloir réfléchir à ce qui est l’un des problèmes structurels de notre économie, à savoir le contrat de travail ?
Tellement intéressés par ce qui a été et ce qui est, par leurs droits acquis et leur petit confort,  les syndicats oublient l’essentiel, l’économie ça ne fait pas que se commenter, ça se vit.

 

Réfléchir à l’économie de demain, c’est réfléchir à ce qui doit être

Moi, entrepreneur du terrain, je connais la difficulté de signer un contrat de travail dans un contexte incertain. Rares sont les mesures courageuses que le temps n’a pas condamné à la critique rongeuse des souris. Cela m’attriste grandement. Notre pays mérite une gouvernance économique bien plus courageuse que celle qu’il a eu depuis ces vingt dernières années. Je veux ici pourtant en rappeler certaines que j’appelle de mes vœux pour qu’enfin notre économie soit relancée. Je souhaite que nos gouvernants se penchent sur des baisses d’impôts et de charges qui brident notre croissance. La taxation des créateurs de richesses via l’impôt sur le revenu et les charges sociales couplées à l’impôt sur les sociétés sont bien trop importantes. Elles sont un frein à la prise de risques et limitent l’initiative. Comment innover quand le système fiscal est fait pour vous en dissuader ?

 

Quid du contrat de travail ?

Le droit du travail français est si contraignant qu’il devient asphyxiant pour nos entreprises qui préfèrent ne plus embaucher plutôt que de devoir recruter des services entiers de spécialistes du droit du travail afin d’affronter les méandres administratifs, sociaux et fiscaux toujours plus nombreux.
Le contrat de travail doit être revu afin d’être suffisamment souple pour pouvoir évoluer en fonction de la situation dans laquelle se trouve l’entreprise. Qu’attendent les syndicats pour se rendre compte que c’est leur inaction et leur aveuglement idéologique qui conduit la France dans le mur. À force, les entrepreneurs ont préféré recruter en CDD dans plus de 80 % des cas !

Agissons, réformons, assouplissons, libérons enfin notre économie de carcans d’un autre temps ! Ne manquons pas ce rendez-vous et prenons enfin le vrai plan d’urgence pour l’emploi qui s’impose à nous à condition de regarder lucidement la santé de notre économie.

La Rédaction


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Vos réactions (1)

  1. PC, le

    Encore un discours esclavagiste qui ne voit le travailleur que comme de la main d’oeuvre servile pour ne satisfaire qu’une ambition : celle du chef d’entreprise qui croit qu’il a toujours raison pour s’enrichir sur le dos de ses salariés.
    Et pourquoi pas un système qui permettrait aux salariés de virer les patrons qui prennent des mauvaises décisions, qui n’ont pas la vision du futur et des bons choix stratégiques, qui sous-estiment la nécessité de former leurs salariés aux enjeux du numériques ?!

    1 millions de PME françaises n’ont pas encore pris le tournant du numérique et perdent donc des marchés parce que pas ou peu visibles dans cette économie de marché mondialisée : est-ce la faute des salariés et du CDI à la Française ??
    Encore un discours qui diagnostique une mauvaise cause : il faut du travail pour embaucher et le type de contrat n’a rien à voir !!

    Comment faire quand on produit en Chine ce que l’on consomme en France ??
    Et même avec une main d’oeuvre gratuite vous ne vendriez pas plus : qui achète quand il est payé au rabais et n’en a donc pas les moyens, quand il ne sait pas si demain il aura du travail et quand il n’aura plus de contrat de travail ??

    En plus d’une mauvaise gestion du budget de l’état et les banques centrales qui ne jouent pas leurs rôles, les prêts fait aux états sont fait par l’intermédiaire des banques privées qui se gavent des intérêts de la dette et assomme les contribuables.
    Une meilleure répartition des richesses générées par les travailleurs, supprimer les dividendes d’actionnaires, taxer les transactions financières : les solutions existent mais l’hypocrisie qui va avec aussi.

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