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Sociétés publiques : 191 entreprises de plus contrôlées par l’État en 2014

, par Chloé Goudenhooft

En 2014, 287 entreprises ont été intégrées sous le contrôle de l’État et 96 en sont sorties, selon les chiffres de l’Insee.

 

Le nombre de sociétés contrôlées par l’État en 2014 était de 1 632, soit 191 de plus que l’année précédente (1 441), selon une publication de l’Insee. Il en a intégré 287 et perdu 96, en raison de fusion ou de vente. Ce nombre important d’acquisition a surtout résulté de l’entrée de Dalkia et de ses filiales, qui représentaient à elles seules près de 200 sociétés, dans le groupe EDF. L’État est entré au capital de la Société de financement local (SFIL) et à celui de l’aéroport de Marseille Provence.
Concernant les entreprises qui ont été détachées du contrôle de l’État, les fusions les plus importantes se sont produites chez Areva, filiale du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) : la Compagnie européenne du zirconium (Cezus) fusionne avec Areva NP et Mécachimie avec Areva Temis. Concernant les ventes de participations, Euriware et ses filiales ont quitté Areva, reprises par un groupe privé, tandis que Géodis, filiale de SNCF Mobilités, a cédé Ciblex. La société Voies navigables de France est sortie du périmètre des entreprises contrôlées par l’État en devenant un établissement public à caractère administratif.

 

Réduction d’effectifs

En 2014, 89 sociétés de tailles très diverses ont été gérées directement par l’État. Onze étaient à la tête de groupes rassemblant chacun plus d’une dizaine d’unités, dont EDF et la SNCF, qui en contrôlent chacune 500 ou plus, et La Poste pour plus d’une centaine. En revanche une quarantaine d’entre elles, sous contrôle direct de l’État, ne contrôlaient aucune filiale. Néanmoins, l’emploi salarié dans le périmètre de l’État est resté stable en 2014 (795 000 personnes en fin d’année). L’augmentation des effectifs salariés liée à l’entrée de nouvelles unités a été compensée par de légères réductions dans les unités pérennes. La plupart des grands groupes on été touchés par ces baisses d’effectifs, notamment la SNCF, La Poste et EDF.

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Chloé Goudenhooft
Journaliste pour Le Nouvel Entrepreneur


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