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61 % des chefs d’entreprise n’anticipent pas une perte d’emploi éventuelle

, par Fabien Soyez

Les entrepreneurs ne sont que 39 % à s’être préparés à une éventuelle perte d’activité, en souscrivant en amont à une solution de protection leur garantissant un maintien de revenus.

 

Si 91 % des entrepreneurs actuels n’ont pas été concernés par la perte d’emploi, c’est déjà le cas de 16 % des chefs d’entreprise de 55 ans et plus. Pour autant, 61 % des dirigeants n’ont pas du tout anticipé une éventuelle perte d’activité, selon une enquête menée par l’Ifop pour l’association GSC, destinée à « comprendre leur perception du risque et leur attitude face au rebond ».

Pour rappel, les entrepreneurs ne sont pas soumis aux mêmes règles que les salariés, et ne bénéficient pas du système de protection chômage de Pôle emploi, en cas de liquidation ou de cessation d’activité. Mais selon l’étude, parmi les 50 185 dirigeants qui ont perdu leur emploi en 2018, seuls 1 % ont souscrit à une assurance volontaire, et ils sont 61 % à n’avoir « pas du tout anticipé » une éventuelle perte d’activité.

De leur côté, les 39 % d’entrepreneurs qui se sont « préparés à une telle situation » utilisent « différents canaux » pour se protéger : une assurance « perte d’emploi » (37 %), une épargne personnelle (30 %), une assurance vie (15 %) et un autre emploi rémunéré (13 %).

 

Sensibiliser ou obliger à la protection avant la création d’entreprise ?

Pour autant, les entrepreneurs semblent désireux de se préparer dès le départ aux suites d’une potentielle liquidation judiciaire. Ainsi, 97 % des dirigeants estiment qu’ils devraient être informés, en premier lieu par l’expert comptable, la CCI ou la CMA, sur « les effets d’une perte d’activité et l’existence des dispositifs de maintien de revenus dès l’étape de création ou de reprise d’une entreprise ».

94 % des entrepreneurs estiment « utile, voire indispensable » de bénéficier d’un « système d’assurance » pour percevoir un pourcentage de leur ancien revenu. À noter que pour 46 % d’entre eux, la « protection de leur famille » est le premier critère qui pourrait les motiver à se protéger en amont, et que 43 % de ceux ayant souscrit à une assurance volontaire avancent comme raison « le besoin de temps pour rebondir ».

Faudrait-il aller jusqu’à forcer les entrepreneurs à anticiper davantage ? 55 % d’entre eux sont pour l’obligation de souscrire à une solution de protection. Dans le même temps, ils sont 96 % à revendiquer » une liberté dans le choix » d’une souscription d’assurance.

 

 

Fabien Soyez

Fabien Soyez
Journaliste Web et Community Manager


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Vos réactions (1)

  1. christophe, le

    Certaines activités sont soumises à des règles un peu officieuses, dans le développement logiciel par exemple mon ancien patron (entrepreneur) m’avait expliqué que prendre une telle assurance apparaissait dans les comptes de résultats, et comme les clients les consultent, ils pouvaient estimer que le propre dirigeant n’a pas confiance dans son entreprise. Du plus mauvais effet.

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