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Transition numérique des PME-TPE : un retard marqué

, par Mathilde Seifert

Depuis 2014, la Délégation aux entreprises a pour objectif de faire entendre la voix des entreprises au Sénat. La France affiche un net retard en matière de transition numérique en se plaçant à la 15ème position de l’indice relatif à l’économie et à la société numériques.

 

Depuis quatre ans, la Délégation sénatoriale aux entreprises part à la rencontre des PME dans les différents départements de France pour constater leur degré de numérisation. Le digital ne concerne pas uniquement les start-up. Au contraire, les PME et TPE doivent se sentir plus concernées que jamais face aux défis que pose le numérique. Ainsi, la délégation s’est demandé comment accompagner au mieux les PME dans leur transition vers le digital.

 

Différents domaines d’action

 

Les recommandations du rapporteur, Pascale Gruny, se rattachent à quatre domaines : l’éducation, la communication, la finance et le suivi juridique. En ce qui concerne l’éducation, le rapporteur recommande de systématiser l’évaluation PIX, une certification des compétences numériques, pour les élèves comme pour les enseignants. Elle propose également de créer un baccalauréat professionnel spécialisé dans les services numériques. Enfin, il s’agirait d’instaurer un volontariat numérique en PME (VNPME) pour les étudiants sur le modèle du volontariat à l’international ou territorial en entreprise.

Vient ensuite le point de la communication. Ce thème englobe un spectre relativement large de recommandations comme par exemple la mise en place de notation des prestations proposées sur France Num ou d’organiser des Rencontres du Numérique. Ces dernières réuniraient aux niveaux national et régional des acteurs privés et publics accompagnant les entreprises dans la transition numérique. Cette amélioration de la communication passe également par la sollicitation d’interlocuteurs locaux afin de mettre en avant les outils mis à la disposition des entreprises.

Rattraper le retard de la France sur le plan numérique passe également par un soutien financier. C’est pourquoi plusieurs des recommandations faites par le rapporteur portent sur la création d’un crédit d’impôt à la formation et à l’équipement au numérique, d’un chéquier numérique valable sur le territoire afin d’unifier les critères d’attribution des aides régionales. Pérenniser le dispositif de suramortissement pour les investissements numériques des PME-TPE ou inscrire à l’actif du bilan l’ensemble des investissements matériels ou immatériels concernés font partie intégrante des propositions faites par Pascale Gruny. Enfin, elle espère que l’efficacité de l’Autorité de la concurrence soit renforcée et qu’une procédure simple de règlement des différends sur les conditions d’accès aux plates-formes numériques soit instaurée.

 

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Mathilde Seifert


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