Choisir le bon banquier

, par La Rédaction

 

Impossible pour un créateur de passer outre son ou ses banquiers. Si son rôle consiste à vous apporter des fonds propres pour le démarrage de votre entreprise, sachez que vous entamez avec lui une relation sur la durée puisqu’il va vous accompagner tout au long de votre activité.
 
Pour une société en création, le choix de la banque se fait généralement selon trois critères : le secteur d’activité de l’entreprise, sa taille potentielle et les services offerts par la banque. En effet, le secteur d’activité ne va pas seulement déterminer le choix d’une enseigne, mais aussi celui d’une agence.
Un petit commerce traditionnel trouvera à peu près les mêmes services chez toutes les banques. Une petite affaire artisanale aura intérêt à choisir une agence de taille intermédiaire. Au contraire, une affaire industrielle assez importante (à partir de 5 millions d’euros) visera plutôt une des plus grosses agences. Si toutes les banques présentent de grandes similitudes dans les services, tel établissement sera plus spécialisé sur l’export, tel autre sur les techniques de gestion de trésorerie… À vous de choisir en fonction de votre activité, mais également des tarifs proposés.
 
Ce qu’il faut savoir
Même si les services fournis aux entreprises sont, pour certains, similaires à ceux des particuliers, la réglementation est par contre complètement différente, du fait des risques à la charge des établissements bancaires pour l’ouverture et la gestion d’un compte d’entreprise. Par exemple, un conseiller bancaire accordera une autorisation de découvert à un particulier pratiquement d’office, tandis qu’il étudiera d’abord l’activité d’une entreprise avant de lui accorder ce qu’on appelle une “facilité de caisse”. De plus, les entreprises ne dégagent pas les mêmes besoins que les particuliers. Un entrepreneur qui tombe malade ou dont le local commercial prend feu ne peut assurer son activité pendant un certain temps. Il va perdre de l’argent et donc devoir bénéficier d’assurances qui prennent en compte ce genre de situations. En conséquence, les tarifs ne seront pas les mêmes.
 
Une relation qui se cultive
Les premiers mois d’une nouvelle entreprise peuvent être assez chaotiques (vous ne parvenez pas au chiffre d’affaires envisagé aussi vite que prévu, le besoin en fonds de roulement a été sous-estimé, etc.). Dans cette phase, pouvoir compter sur la compréhension de votre banquier n’est pas inutile pour obtenir un éventuel coup de pouce financier. C’est pourquoi, dès le démarrage de votre activité, vous devrez vous investir dans votre relation avec lui de manière à vous positionner très vite à ses yeux comme un chef d’entreprise sérieux, rigoureux, sur lequel on peut compter. Votre banquier vous a donné sa confiance, mais elle est toute relative et il est nécessaire que vous la consolidiez par la suite. C’est tout un travail relationnel à accomplir pour que, le moment venu, votre partenaire financier puisse jouer le jeu en cas de tension ponctuelle de trésorerie.
Si la perspective de faire les yeux doux à votre banquier vous agace, ayez en tête que cet investissement-temps s’avère souvent payant pour la pérennité de votre entreprise.
 

Cinq conseils pour entretenir de bonnes relations

1. Avant la création de votre entreprise, prenez contact avec votre banquier et listez les pièces dont il a besoin pour votre dossier.

2. Appuyez votre dossier avec tous les outils qui vous sont proposés par d’autres structures, comme la CCI.

3. Prévenez votre banquier dès le départ si vous pensez avoir besoin de son concours pour certaines échéances.

4. Pendant la phase de développement, réagissez au plus vite et n’attendez pas la dernière minute pour le solliciter.

5. Argumentez en expliquant votre difficulté et ce que vous comptez faire pour y remédier.

La Rédaction


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