Création d'entreprise Olivier Bourdon, coordinateur de la Fédération des boutiques à l'essai.

Olivier Bourdon, coordinateur de la Fédération des boutiques à l'essai.

Dispositif Ma boutique à l’essai : objectif, redynamiser les centres-villes

, par Chloé Goudenhooft

Initiative France et la Fédération des boutiques à l’essai viennent de signer un partenariat pour développer, à l’échelle nationale, le dispositif du même nom. Le concept consiste à redynamiser les centres-villes en proposant à des entrepreneurs de tester leur affaire dans des locaux spécifiques tout en offrant une garantie de paiement aux propriétaires. Les explications d’Olivier Bourdon, le coordinateur de la fédération.

 

En quoi consiste le dispositif ?

Tout a démarré avec une expérimentation dans la ville de Noyon. Il y avait beaucoup de locaux vacants, et des entrepreneurs qui voulaient ouvrir un commerce mais qui se retrouvaient bloqués à cause des pas de porte trop chers et des baux de trois ans minimum. L’idée était de les laisser tester leur projet dans un local bien placé. Il était prévu de les faire bénéficier d’un accompagnement avant et pendant le montage du projet ainsi que d’un suivi durant tout le test, sur une durée de 6 mois, renouvelable une fois. Au bout de cette période, si le commerçant veut rester, il peut payer un bail de 3, 6 ou 9 ans avec le propriétaire. En contrepartie, un accord est passé avec ce dernier pour qu’il supprime le pas-de-porte. La force du concept repose sur la création de partenariats locaux avec les communes et les structures d’accompagnement locales. Des assureurs proposent par exemple la gratuité de l’assurance.

 

Quels sont les avantages pour les propriétaires ?

Leur difficulté, c’est de trouver quelqu’un qui leur paye le loyer tous les mois. Ce que nous leur proposons, c’est de placer quelqu’un qui a un projet viable et un accompagnement dans leurs locaux. Si l’affaire ne fonctionne pas, nous pourrons y placer un autre entrepreneur. Mais le but de l’opération est aussi de redynamiser les centres-villes. Les communes où nous sommes présents contiennent beaucoup de locaux commerciaux vacants.

 

Depuis quand la fédération s’est-elle montée ?

À la suite de l’expérience à Noyon en 2013, des communes nous ont appelés pour essaimer le concept. La fédération en elle-même s’est créée en novembre 2014 dans le but de le dupliquer sur tout le territoire. Depuis, des communes adhèrent chez nous pour mettre en place le dispositif. Nous sommes une structure d’appui, nous gérons le juridique et la communication par exemple. Le partenariat signé le 12 février avec Initiative France s’inscrit dans cette dynamique. L’organisme, via ses structures locales, pourra appuyer les communes qui veulent mettre en place le dispositif. L’année dernière, 12 communes avaient essayé Ma boutique à l’essai. Cette année, notre objectif est d’atteindre les 30 villes.

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Chloé Goudenhooft
Journaliste pour Le Nouvel Entrepreneur


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Vos réactions (1)

  1. Madelaine Isabelle, le

    Bonjour, j’ai toujours été attirée par le fait d’avoir ma propre petite entreprise,et maintenant que mes enfants sont grands, je pourrais enfin mener ce projet à terme, cependant je me pause une question trés importante.

    Mon mari et moi sommes en situation personnelle de surrendettent , puis-je tout de même prétendre à un dispositif de boutique à l’essai puisque cela concerne du professionnel.? Merci pour votre réponse. Cordialement

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