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Entrepreneuriat : l’identité facteur clé de réussite

, par Innocentia Agbe

Le contenu et l’envergure de l’identité sont à la fois factuels, mesurables et émotionnels. La réussite d’une entreprise repose sur la validation du business plan, mais nécessite avant tout d’habiter la fonction de chef d’entreprise, de renforcer son identité pour avoir confiance en sa réussite, selon Véronique Martin, coach en développement personnel et professionnel au sein d’Amplitude Business Coaching.

L’identité, vecteur de confiance en soi
Avant sa reconversion, le futur entrepreneur même cadre de haut niveau appartient à une structure qui n’est pas la sienne. Même avec une forte autonomie et de lourdes responsabilités, ses décisions ne l’engagent qu’à hauteur de ses responsabilités. Il y a toujours un décideur final, un PDG, un conseil de surveillance qui valide les décisions stratégiques. Le salarié engage ses forces, son énergie, pas ses propres fonds.

À travailler
Devenant chef d’entreprise, il endosse la responsabilité de toutes ses décisions face à lui-même et aux autres. Ce qui peut paraître évident et anodin en premier lieu, l’est beaucoup moins au quotidien. D’où le désarroi de nombre d’entrepreneurs qui disent “se sentir très seuls”. Cette charge devient vite lourde à porter pour une personne qui n’y est pas préparé. Une confiance en soi ainsi que dans la réussite de son projet  est donc vitale pour garder l’envie de continuer. Or, celle-ci ne s’apprend pas. Elle s’acquiert par un travail sur son identité.

Être cohérent
L’identité d’entrepreneur est véhiculée à la fois par l’attitude, le comportement au quotidien et la façon dont les choix et décisions sont pris. Elle est gage de légitimité et de crédibilité face aux clients et partenaires. Tout manque de cohérence, même inconscient, sera perçu par l’interlocuteur et créera un doute. Cela pourra être source de questionnements, même peut-être de perte de chiffre d’affaires ou de refus de contrat, donc d’échec.

Être en accord avec ses motivations
Pour identifier les éléments de son identité, le créateur d’entreprise peut s’interroger sur ses motivations et les raisons qui le poussent à s’investir dans cette entreprise. Est-ce par opportunité ou difficulté ? Est-ce pour trouver un métier, une fonction, un rythme de travail plus en lien avec ses valeurs ? S’agit-il d’un choix mûri depuis longtemps ? Le questionnement permet de valider la cohérence entre le projet et les motivations profondes.

Faire les bons choix
L’une de mes coachées était persuadée de vouloir devenir chef d’entreprise pour trouver son propre équilibre et reprendre la maîtrise de son temps. Lors de l’accompagnement en coaching, une séance de questionnement l’a mise face à ses motivations profondes. La notion de temps a disparu. Ce qui l’animait était d’une part la volonté de transmettre un savoir, une expérience, d’autre part, d’être utile aux autres. Elle a alors pris conscience de la justesse de ses choix en fonction de deux projets possibles et l’un s’est imposé de lui-même. Certes, le temps et le financement seront pris en compte lors de la réalisation de son business plan. Toutefois, ce sont les motivations profondes du développement de son projet qui la garderont motivée au quotidien. Elles font partie de son identité et son offre sera construite en cohérence avec celle-ci.

Avoir conscience de ses peurs
Cette cohérence entre l’identité du créateur et la réussite de son projet s’impose aussi au niveau de son système de croyance et de valeurs. La personne croit-elle qu’elle peut réussir ? Qu’elle en a le droit ? Et, si oui, à quel prix ? Ces questions peuvent sembler violentes au premier abord, pourtant, une analyse des croyances et expériences des entrepreneurs montrent qu’ils transfèrent leur fonctionnement d’une entreprise à l’autre. Les peurs fondamentales restent les mêmes quelles que soient les situations et les ignorer remettra la personne devant les mêmes blocages. Un nouveau positionnement des croyances est bien souvent nécessaire pour valider une identité de créateur d’entreprise. Le futur chef d’entreprise peut alors pleinement construire son projet et croire à sa réussite à partir d’un système validé autant sur le plan cérébral qu’émotionnel.

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Innocentia Agbe
Journaliste pour Le Nouvel Entrepreneur


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