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Good Goût bouscule le marché de l’alimentation pour bébé

, par Marie Roques

Mikaël Aubertin, co-fondateur de la marque Good Goût est sur tous les fronts. Retour sur le succès de cette entreprise française qui ambitionne d’éveiller les papilles des bébés, dès le plus jeune âge.

On dit souvent que l’idée naît de l’expérience. C’est en tout cas en devenant papa pour la première fois que Mikaël Aubertin a eu l’idée de proposer des plats préparés qui “bons et équilibrés” destinés aux tout petits avec lesquels les parents eux-mêmes pourraient se régaler. “À l’époque, je faisais du conseil chez McKinsey et ma femme travaillait également beaucoup, explique-t-il. Le soir, nous avions entre trois quarts d’heures et une heure et demie pour nous occuper de notre bébé. Et nous nous sommes vite rendu compte que les petits plats préparés ne répondaient pas à nos attentes.” À ce moment-là, il remarque qu’il est lui-même incapable de les manger.

Se rapprocher du fait maison
C’est donc en janvier 2009 qu’il commence à travailler sur le concept Good Goût avec une associée qui quittera la société en 2011. La commercialisation des produits 100 % bio a démarré en 2010 avec, en premier lieu, des plats salés à base de viande ou de poisson. “De fil en aiguille, nous avons ensuite lancé des purées de légumes, de fruits mais aussi des yaourts brassés ou encore des galettes de riz“, détaille-t-il. Avec une seule ambition, se rapprocher au plus près de plats qui pourraient être faits à la maison, notamment sur les recettes salées. “Pour nos purées sucrées, l’objectif est de faire découvrir les fruits un par un aux enfants, précise Mikaël Aubertin. Quant aux galettes de riz, elles sont deux fois moins sucrées qu’un boudoir et ne contiennent pas de gluten.”

David aux côtés de Goliath
Les produits sont fabriqués en France ou dans les pays d’Europe limitrophes et distribués par le biais de magasins bio indépendants, mais aussi de chaînes et d’enseignes de la grande distribution et sur le Web. D’ailleurs pour se faire une place, la marque n’a pas hésité à bousculer les plus grands. “Il y a un an, nous avons lancé une campagne de télévision dans laquelle un enfant interpellait les directions de Leclerc et Système U afin de savoir pourquoi ils ne proposaient pas les produits Good Goût, se félicite Mikaël Aubertin. Dans la foulée, nous avons été reçus par les centrales d’achats ce qui nous a apporté un nouveau courant d’affaires avec ces enseignes.”
Aujourd’hui, Good Goût rassemble 13 salariés et observe une croissance à trois chiffres pour sa cinquième année d’activité. “La France représente une large majorité de notre business, mais nous réalisons également de bonnes performances dans plusieurs pays d’Europe, en Asie et au Moyen-Orient”, se félicite Mikaël Aubertin. Pour l’année 2016, Good Goût fourmille de projets. La marque prépare notamment le lancement de nouveaux produits ainsi qu’une prise de parole à la télévision, une campagne de communication presse et Web et des opérations de découverte des produits.

Retrouvez d’autres portraits d’entreprises françaises positionnées sur le créneau de la petite enfance dans le Courrier Cadres du mois d’octobre.

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Marie Roques
Journaliste pour Le Nouvel Entrepreneur


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