Création d'entreprise micro-credit

Microcrédit : 1 euro investi rapporte deux fois plus à la collectivité

, par Camille Boulate

L’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie) révèle, via une étude effectuée par KPMG, que le retour sur investissement du microcrédit professionnel est positif pour la collectivité. C’est pour encourager et accompagner les initiatives d’entrepreneurs que l’Adie vient de mettre en place un contrat à impact social.

L’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie) a révélé sa première étude sur le retour social sur investissement (social return on investment, SROI) du microcrédit professionnel. Celle-ci révèle son impact sur la collectivité en démontrant qu’un euro investi rapporte, au bout de deux ans, 2,38 euros. “Au final, le coût du microcrédit professionnel est amorti au bout de 14 mois”, indique l’Adie. Un impact positif qui est dû “non seulement aux recettes fiscales générées mais aussi via à la réduction de dépenses sociales induites”, précise l’Adie. En effet, selon les chiffres dévoilés, en 2014, 70 % des créateurs d’entreprise soutenus par l’association percevaient des revenus sociaux (Allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE), Revenu de solidarité active (RSA) ou Allocation de solidarité spécifique (ASS)) avant l’obtention du prêt et le lancement de leur activité. Au total, le revenu social moyen rapporté à l’ensemble des créateurs s’élevait à 487 euros par mois. Ainsi, grâce à son microcrédit professionnel, l’Adie assure “empêcher un certain nombre de créateurs de basculer vers le RSA ou l’ASS après épuisement de leurs droits à l’ARE” mais aussi, par les revenus d’activité générés, permettre “une diminution moyenne des minima sociaux versés, notamment du RSA”.

Un contrat à impact social adapté à la ruralité

Et pour continuer à encourager, à financer et à accompagner les initiatives, l’Adie déploie le premier Contrat à impact social adapté à la ruralité. Ce programme de microcrédit a pour objectif de répondre à la raréfaction de l’emploi salarié dans les zones rurales et de proposer une nouvelle approche pour soutenir le développement et la création de petites activités. “Ce programme pilote permet en effet de contourner les contraintes d’isolement rencontrées par ces publics, en combinant une offre de microcrédit à distance et un accompagnement renforcé à domicile ou sur le lieu d’activité”, souligne l’Adie. Ce projet pilote s’inscrit dans la politique générale du gouvernement, qui souhaite faciliter le financement des initiatives solidaires innovantes par des investisseurs.

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Camille Boulate


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