Création d'entreprise Femme

My Lovely Socks : “Effectuer une étude de marché nous aurait fait perdre du temps”

, par Camille Boulate

Nicolas Boureau a lancé, en 2014, la marque de chaussettes made in France My Lovely Socks. Pour s’assurer de la viabilité de son projet, l’entrepreneur n’a pas effectué d’étude de marché mais a analysé la concurrence.

Développer une marque de chaussettes fantaisie, chic et made in France, c’était la volonté de Nicolas Boureau. “Je me suis rendu compte que l’offre était assez terne et qu’il y avait une belle place à prendre avec des produits décalés et made in France”, indique le co-fondateur de My Lovely Socks. La marque, qui est née en 2014, table sur les tendances nouvelles pour séduire les clients. “De plus en plus, les consommateurs arborent fièrement leurs chaussettes avec des pantalons retroussés”, assure Nicolas Boureau. Fort de ces constats, il décide de se lancer dans la création et dans le distribution de ses chaussettes tendance. Pour cela, Nicolas Boureau et son associée n’ont pas effectué d’étude de marché mais ont davantage analysé la concurrence. “Nous avions déjà une connaissance du secteur, mon associée étant issue du milieu de la mode. Nous avons activé notre réseau, notamment des décideurs de grandes enseignes, qui étaient prêts à nous suivre si on leur proposait une gamme de produits. Effectuer une étude de marché était donc une perte de temps pour nous, explique Nicolas Boureau. En revanche, on a fait un vrai benchmark de nos concurrents et des offres existantes.”

©ericmaes.com

Affiner son positionnement

Dès son lancement, My Lovely Socks visait une cible large, plutôt urbaine, âgée de 25 à 50 ans. “Au démarrage, nous étions davantage positionnés sur une clientèle féminine. Nous avions également développé une gamme enfant, indique Nicolas Boureau. Mais ce segment, même s’il est porteur, reste un marché à part entière et difficile à intégrer. Nous n’étions pas assez structuré pour cela donc nous avons abandonné les modèles dédiés aux plus jeunes pour le moment.” Aujourd’hui, la marque, qui compte près de 400 modèles, est distribuée dans des boutiques multimarques, concept store et chausseurs, mais également sur Internet. “Nous allons par ailleurs ouvrir une boutique en propre courant octobre, à Roubaix”, précise l’entrepreneur.

gplus-profile-picture

Camille Boulate


Sur le même thème