Reprise d'entreprise Pièges à éviter

Comment éviter les pièges de la reprise d’entreprise ?

, par Camille Boulate

Tout au long de votre projet de reprise, il y a des aspects essentiels auxquels vous devrez faire attention. Des motivations du cédant aux hommes clés de l’entreprise en passant par les audits, retour sur ces points à ne pas négliger.

Être toujours sur ses gardes. C’est l’un des principaux conseils donnés aux repreneurs lors de leur projet de reprise. Notamment vis-à-vis des motivations du cédant. Il faut s’assurer dès la première rencontre mais aussi tout au long des négociations que celui-ci est vraiment vendeur. Car pour diverses raisons – ce n’est pas la bonne période pour vendre, un enfant reprend finalement la société, il n’est pas prêt à passer le cap… – il se peut que la cession ne se fasse pas”, analyse Martine Story, directrice générale et co-fondatrice du cabinet de conseil en reprise Altheo. Et puisque c’est toujours le cédant qui décide, pour éviter ce type de situations, le repreneur ne peut qu’être vigilant. Ainsi, si le vendeur n’est pas clair sur ses motivations, il ne faut pas hésiter à creuser et à poser davantage de questions.

 

Sécuriser au maximum l’opération

Pour débusquer les pièges laissés pas le cédant, le repreneur devra effectuer des audits. “Généralement, ils sont réalisés après la signature du protocole d’accord lorsqu’il s’agit d’un repreneur particulier”, indique Martine Story. Un travail pour lequel il vaut mieux s’entourer d’un avocat, d’un expert-comptable voire d’un notaire qui ont les compétences requises pour vous accompagner. “Notamment concernant les contrats des salariés et la structure de l’entreprise. Ils protégeront également le repreneur sur un tas d’éléments auxquels il n’avait pas eu accès avant la signature de la lettre d’intention grâce à la mise en place de la garantie d’actifs passifs.” Une manière de sécuriser au maximum l’opération et d’être sûr de ne pas découvrir de mauvaises surprises une fois la vente effectuée. En revanche, il ne faut pas oublier que les audits ne protègent pas de tous les pièges. Il est donc conseillé de regarder de près les documents délivrés par le cédant, comme les bilans comptables. Cela évitera les mauvaises surprises…

 

Confidentialité et hommes clés

La question de la confidentialité des négociations et celle des ressources humaines sont deux autres points sensibles. La confidentialité n’est pas obligatoire mais dépend surtout de la volonté du cédant d’en parler à ses salariés. “Les deux parties doivent en discuter ensemble. Il ne faut pas oublier que, pour les employés, il s’agit d’une démarche très anxiogène”, détaille Nathalie Carré, chargée de mission entrepreneuriat au sein de la Chambre de commerce et d’industrie à Paris (CCI France). Quoi qu’il en soit, au moment du protocole d’accord, le repreneur voudra rencontrer les salariés. “Il faut être vigilant sur la question des ressources humaines tout au long des négociations, prévient Martine Story. Et ne pas hésiter à interroger sur le climat social, sur la présence d’institutions représentatives du personnel et celle d’hommes clés.” Le repreneur devra d’ailleurs s’assurer que ces derniers veulent rester dans la société. “Pour les fidéliser et être sûr de les conserver auprès de lui, le repreneur peut leur proposer de prendre des parts dans l’entreprise”, explique Nathalie Carré.

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Camille Boulate


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