Reprise d'entreprise Rater

Comment rater sa reprise d’entreprise à coup sûr ?

, par La Rédaction

Faire de sa reprise d’entreprise un échec, rien de plus facile ! Il suffit d’être trop sûr de soi, d’agir seul ou encore de négliger l’aspect humain. Car les pièges sont nombreux sur la route du repreneur.
Le taux de survie à 5 ans des entreprises récemment cédées est supérieur aux autres entreprises : 60 % contre 50 %. Un chiffre du ministère de l’Économie qui ne doit pas faire penser aux futurs repreneurs que l’opération sera aisée. Voici 5 conseils à ne pas suivre… À moins de souhaiter faire de sa reprise un échec !

 

1 – Avoir un profil de créateur plus que de repreneur

Si un créateur d’entreprise peut être un jeune entrepreneur fraîchement sorti de son école, ce n’est pas le cas du repreneur. Âgé en moyenne de 46 ans, il a généralement acquis une solide expérience comme cadre au sein d’un grand groupe. Un profil expérimenté qui est essentiel : “Le repreneur doit être opérationnel tout de suite”, estime Laurence Piganeau, directrice Expertise & Production chez Agence France Entrepreneur (AFE).

 

2 – Surestimer son expérience

“Les repreneurs pensent souvent être rodés de par leur expérience mais une formation en reprise d’entreprise est vraiment bénéfique”, pense Laurence Piganeau. De nombreux organismes en proposent, comme l’AFE mais aussi le CRA (Cédants et repreneurs d’affaires). La formation dispensée par le CRA consiste en un stage de 3 semaines qui rassemble une vingtaine de stagiaires, lesquels se réunissent ensuite une demi-journée tous les 15 jours pour échanger.

 

3 – Agir seul

D’après le ministère de l’Économie, le taux de survie des projets de reprise accompagnés est de l’ordre de 70 à 90 % (contre 60 % pour les autres). Il faut donc veiller à se faire accompagner. Par des associations, des professionnels, des pairs, des personnes de son réseau, etc. Et ce avant la reprise, pendant la reprise mais aussi après la reprise. “Le dirigeant est très entouré au début puis se retrouve seul petit à petit. Nous sommes très attentifs à rester disponibles en cas de besoin”, indique Delphine Jarnier, directrice interrégionale Fonds Propres Île-de-France.

 

4 – Chercher le mouton à 5 pattes

“La société idéale n’existe pas”, avertit Jean-Pierre Robin. Car il en a rencontré des personnes qui n’ont finalement jamais repris de société, ne trouvant rien qui leur convenait à 100 %. Ces mêmes personnes peuvent tomber dans un autre piège une fois qu’elles ont enfin trouvé la perle rare : mettre en place un montage financier non tenable pour réaliser à tout prix l’opération.

 

5 – Négliger l’aspect humain

Une bonne reprise, c’est avant tout une histoire humaine. Entre le repreneur et le cédant, tout d’abord. “Celui qui va transmettre recrute son repreneur : le premier entretien est vraiment un entretien de recrutement, il faut l’aborder comme tel”, conseille Jean-Pierre Robin. En effet, le dirigeant ne veut pas vendre son entreprise à n’importe qui. L’aspect humain c’est également le personnel qu’il faut absolument rencontrer avant la conclusion de la vente et qu’il faut ensuite réussir à embarquer dans son projet.

La Rédaction


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Vos réactions (2)

  1. perraudC, le

    bonjour

    je suis d’accord avec ces articles l’humilité est de mise , pour le cèdant également,

    j’ai 65 ans et je voudrai trouver un repreneur,

    comment faire? cordialement

  2. Jean-Yves Lestrade, le

    Ce que vous écrivez est très juste. le repreneur doit aussi avoir le goût du risque et être capable d’humilité.

    Reprendre une entreprise exige des qualités hors du commun et la capacité d’engager une bonne partie de son patrimoine personnel. On ne reprend pas une entreprise sans avoir le goût du risque. Le repreneur qui ne cible que les affaires rentables élimine 90 % des dossiers. Il a plus de chances de réussir s’il a déjà connu des échecs. Ce qui compte, c’est souvent moins les compétences du repreneur que son tempérament, sa détermination, sa volonté d’entreprendre, sa passion pour l’action. Le plus difficile pour le repreneur individuel (qui a généralement un beau parcours professionnel), c’est de concilier ces qualités entrepreneuriales avec une certaine humilité. Il repart de zéro. Il doit faire ses preuves. Il faut une écoute sincère des gens et être capable dans la phase d’apprentissage… d’avaler des couleuvres !

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